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20 janvier 2015
Grégoire Mahuzier

VIA d’ARLES

chemin depuis ARLES jusqu’à SANTIAGO de COMPOSTELLA

Partie en 2010 sur le « camino frances », 800 kms vers Compostelle, en Espagne, je n’avais qu’un désir : repartir.

Me voilà donc à Arles le 24 avril 2014, départ vers Compostelle, 1800 kms à pied ! avec des étapes de 25-30 kms par jour. Retour prévu le 1er juillet 2014.

Traversée de la Camargue avec ses chevaux, ses taureaux, ses oiseaux des marais, le parfum des acacias en fleurs et des genets jusqu’à St Gilles du Gard puis Montpellier où nous avons dormi dans le refuge de la cathédrale St Roch.

A St Guilhem le désert nous étions logés chez les Clarisses ( très sommaire !) et puis ensuite le chemin du bout du monde, sauvage, inhabité, des forêts impressionnantes, des fleurs par milliers, oui, c’est le printemps et ça gazouille dans les buissons !
Puis Lodève où nous avons été reçus au gîte d’une ancienne œnologue qui nous a fait goûter ses vins … !

Murat et Salvetat, villages gris bien tristounets …

Et Castres, ville superbe avec ses maisons colorées et son musée d’Art Espagnol, exceptionnel !

Et là, j’ai fait étape chez François de Lannoy et le lendemain chez Alain de Lannoy, accueil très chaleureux pour leur tante et leur belle-sœur et son sac à dos, bien lourd en fin de journée !!

A Toulouse, j’ai abandonné ma route à cause d’une tendinite à la cheville, 4 jours de repos chez des cousins adorables près de Gaillac. Réparée, je suis repartie gaillarde vers le Gers, puis le Béarn d’où nous apercevons les sommets enneigés des Pyrénées qui se rapprochent de jour en jour et que nous devrons gravir par le Col du Somport pour passer en Espagne.

Et il pleut, il pleut ….

Une fois en Espagne, je m’aperçois que les chemins sont élargis et aplanis, plantés d’arbres pour ombrager le pèlerin transpirant et dans chaque village traversé, il y a de quoi dormir, boire et manger, sans problème. Il y a beaucoup de pèlerins étrangers, on parle anglais sur le « camino » !

J’aime traverser la « meseta » au milieu des blés verts sur un chemin tout en platitude et en rectitude.

Au pied de la « Cruz de ferro » la coutume nous dit de déposer un petit caillou de chez nous que nous avons transporté dans notre sac à dos depuis la maison… aie… aie encore du poids !

Encore un mont à grimper, le mont « 0 Cebreiro « , dur … dur, avant l’arrivée à Santiago où on se hèle joyeusement dans les rues, pèlerins croisés en chemin, dans une ambiance bon-enfant !

Lits superposés pendant 65 jours … mais rencontres inoubliables et envie féroce de repartir … !

« ULTREIA ! »

(c’est le cri du pèlerin qui veut dire : toujours plus loin et plus haut !)

[/Brigitte Mahuzier/]